En mettant de l'ordre sur mon bureau, je retrouve la plus belle photo qui soit. C'est le témoignage le plus tendre, viscéral et beau d'amitié. Mon amie Poule, et moi, Poule, 25 ans d'amitié que rien ni personne ne pourra briser. Pas un pédé narcissique, pas un patron despotique, pas un chum possessif, pas une valise mal bouclée, pas une bouteille bouchonnée, pas un dimanche de pluie, ou un chien enragé, une fleur fanée, un tour de ville raté, un autobus bondé, un orage électrique ou un bébé perdu, non, rien ne nous séparera, car tout est vrai entre les quatre bras qui se tiennent, se protègent, se supportent, se caressent, se disent je t'aime ma Poule.
dimanche 3 octobre 2010
dimanche 12 septembre 2010
LE BONHEUR EST DANS LE PRÉ.
Hier, date fatidique et tristement célèbre, nous avons cassé les pieds, beaux, aux fourmis, en participant à la 8eme édition de Vente de Garage, chez José Drouin, à St-Hilaire. 14 collègues céramistes ont vendu à des prix dérisoires leurs pièces un peu amochées, leurs prototypes, leurs fins de lignes à des amateurs délirants, compulsifs et zheureux. Donnant-donnant, on se débarrasse de nos enfants malcommodes, et on se fait une tite piastre en passant. L'an dernier, la récolte fut plus faste, il y avait même Aurélia qui venait de débarquer la veille, mais il n'y avait pas dix millions de routes fermées pour des travaux.
une journée hors de la réalité, un pot-luck (en vérité c'est potlash, de l'amérindien) divin, du vin, hin hin, des gens super kali fraligistiquement chouettes.
Parait que pour le 10eme, on fera un méchoui. miam.
Le retour du grand tour.
Oui la session de cours reprendra ses droits sur nos vies dès le 20 septembre. La folie s'est emparée des gens, il nous faudrait inventer des soirs supplémentaires pour répondre à la demande. Mieux vaut un petit endroit plein qui refuse du monde qu'une cafétéria à moitié vide qui s'ennuie de ses murs.
Hier, date fatidique et tristement célèbre, nous avons cassé les pieds, beaux, aux fourmis, en participant à la 8eme édition de Vente de Garage, chez José Drouin, à St-Hilaire. 14 collègues céramistes ont vendu à des prix dérisoires leurs pièces un peu amochées, leurs prototypes, leurs fins de lignes à des amateurs délirants, compulsifs et zheureux. Donnant-donnant, on se débarrasse de nos enfants malcommodes, et on se fait une tite piastre en passant. L'an dernier, la récolte fut plus faste, il y avait même Aurélia qui venait de débarquer la veille, mais il n'y avait pas dix millions de routes fermées pour des travaux.
une journée hors de la réalité, un pot-luck (en vérité c'est potlash, de l'amérindien) divin, du vin, hin hin, des gens super kali fraligistiquement chouettes.
Parait que pour le 10eme, on fera un méchoui. miam.
Le retour du grand tour.
Oui la session de cours reprendra ses droits sur nos vies dès le 20 septembre. La folie s'est emparée des gens, il nous faudrait inventer des soirs supplémentaires pour répondre à la demande. Mieux vaut un petit endroit plein qui refuse du monde qu'une cafétéria à moitié vide qui s'ennuie de ses murs.
lundi 23 août 2010
12 septembre 2010
En vérité je vous le dis, la mise à jour de ce blogue est une épine dans mon pied, beau, une épée de Damoclès irrémédiablement pendouillante au dessus de ma conscience techno-communicative. J'avais rédigé, avec moults commentaires hyper pointus et franchement réfléchis (pas comme maintenant), toute une dithyrambique lithaniesque critique de la Biennale de Vallauris, que nous visitâmes cet été, ( comme c'est déjà loin). Et par un mystère occulte du clavier galeux, tout fut perdu, ne perdure que l'ébauche banale . Mis des photos, touttttt l'affaire allait bon train et pfffffuiitt! Di-ss-pa-ru! Alors je ne m'étendrai pas plus longtemps sur cela.
Toutefois, je vous convie à aller visiter le site, via une recherche Biennale de céramique de Vallauris. Sais pas comment mettre un lien, alors faîîîites-le tu-seul.
26 août 2010
Quand la Poule part, la Poule pleure.
Il y a maintenant trois semaines que Poule est partie regagner sa vie, et moi je suis restée derrière, avec Poussinet et la Mère l'Oie.
On peut dire qu'on en a fait de la route et des visites. Je ne sais pas par où commencer, puisque le momentum est un peu figé dans le passé. Toutefois, comme l'a souligné un timide Nico à un jacuzzi party, le présent n'existe peut-être t-il pas, il n'y aurait que le passé et l'avenir, car le temps de le dire et c'est déjà passé. Cela m'a plu. Surtout à l'heure qu'il était.
Quelques zannées doctes.
Anecdote de mon anniversaire.
Eh oui, comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, j'ai eu encore 25 ans. Nous étions parties visiter la copine Aurélia, qui habite sur la Côte, au Beausset, près de Bandol.
On a mangé un midi avec mon ancien maître de stage de 1998, Pierre Dutertre, dont la renommée dans le monde céramique n'est plus à faire. Il organise depuis 1984, le célèbre Printemps des Potiers. Délectables rencontres entre gens délicieux.
La Biennale de Vallauris.
Nous visitâmes quelques villages, bûmes quelques bières ça et là. Le lendemain, visite à St-Paul-de-Vence, au musée Maght, pour l'exposition de Alberto Giacometti. Phénoménal.
Puis une visite instructive à Vallauris où se tient la Biennale de céramique contemporaine. Pays invité: Etats-Unis.
Je ne peux pas dire que j'y ai vu des choses qui me passionnèrent. La tendance contemporaine semble tendre à un amalgame de petites formes, formant une forme informe de formes , comme un banc de coraux, l'utilisation des chromos, qu'on appelle chez nous des décalques. En finalité, c'est beaucoup plus de l'art visuel conceptuel que de la céramique au terme puriste, la terre n'étant qu'un médium comme un autre. Ou bedon que je suis bouchée, ce qui est possible, car à l'illumination instantanée , nul n'est tenu. Maybe que l'idée même c'est de prendre un matériau autrement utilisé, de le dénaturer, de le travestir, de lui faire lire le texte d'un autre personnage. J'ai quand même souri quand j'ai vu le foetus de chien miniature ( argile) sur le coussin rose (tissu). Ou la licorne moulée, décalques et lustre d'or, encadrée avec des fleurs en plastique.
Ça ferait vachement prétentieux de dire que j'y ai déjà pensé de faire des montages comme ça, mais c'était tellement amusant, trop facile, cet assemblage premier degré d'éléments porteurs d'une symbolique entendue, mais je le dis: j'y avais pensé. Avoir su que c'était bon pour une biennale de céramique contemporaine, je ne serai pas debout la nuit à faire des insomnies sur le pourquoi du comment de mon expression artistique. En fait, ce qui me gêne je crois que c'est le manque de technique apparent. Suis peut-être coincée du cul la dessus, mais quand ça ressemble à ce qu'un enfant de cinquième un peu doué peut faire, ça me donne envie de me cogner la tête. Mais je dois être coincée. C'est ça. Ça ne peut être que cela.
Même Grayson Perry, un freak de première, considère que la technique céramique est une composante essentielle du métier et que le projet de fermer le département d'une université est pour lui une abhération . Faites comme moi, tapez son nom sur Gouggleu, et découvrez sa splendeur dans toute sa splendeur.
Bien que ce blog soit conçu pour parler de mon travail, je prends cette liberté de presse pour aussi raconter que les amis Aurélia , Samuel et Hélène m'ont accompagnée du matin au soir du 28 juillet dans le passage de l'âge de déraison. Et je les en remercie. Et, ma foi, je les aime.
En vérité je vous le dis, la mise à jour de ce blogue est une épine dans mon pied, beau, une épée de Damoclès irrémédiablement pendouillante au dessus de ma conscience techno-communicative. J'avais rédigé, avec moults commentaires hyper pointus et franchement réfléchis (pas comme maintenant), toute une dithyrambique lithaniesque critique de la Biennale de Vallauris, que nous visitâmes cet été, ( comme c'est déjà loin). Et par un mystère occulte du clavier galeux, tout fut perdu, ne perdure que l'ébauche banale . Mis des photos, touttttt l'affaire allait bon train et pfffffuiitt! Di-ss-pa-ru! Alors je ne m'étendrai pas plus longtemps sur cela.
Toutefois, je vous convie à aller visiter le site, via une recherche Biennale de céramique de Vallauris. Sais pas comment mettre un lien, alors faîîîites-le tu-seul.
26 août 2010
Quand la Poule part, la Poule pleure.
Il y a maintenant trois semaines que Poule est partie regagner sa vie, et moi je suis restée derrière, avec Poussinet et la Mère l'Oie.
On peut dire qu'on en a fait de la route et des visites. Je ne sais pas par où commencer, puisque le momentum est un peu figé dans le passé. Toutefois, comme l'a souligné un timide Nico à un jacuzzi party, le présent n'existe peut-être t-il pas, il n'y aurait que le passé et l'avenir, car le temps de le dire et c'est déjà passé. Cela m'a plu. Surtout à l'heure qu'il était.
Quelques zannées doctes.
Anecdote de mon anniversaire.
Eh oui, comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, j'ai eu encore 25 ans. Nous étions parties visiter la copine Aurélia, qui habite sur la Côte, au Beausset, près de Bandol.
On a mangé un midi avec mon ancien maître de stage de 1998, Pierre Dutertre, dont la renommée dans le monde céramique n'est plus à faire. Il organise depuis 1984, le célèbre Printemps des Potiers. Délectables rencontres entre gens délicieux.
La Biennale de Vallauris.
Nous visitâmes quelques villages, bûmes quelques bières ça et là. Le lendemain, visite à St-Paul-de-Vence, au musée Maght, pour l'exposition de Alberto Giacometti. Phénoménal.
Puis une visite instructive à Vallauris où se tient la Biennale de céramique contemporaine. Pays invité: Etats-Unis.
Je ne peux pas dire que j'y ai vu des choses qui me passionnèrent. La tendance contemporaine semble tendre à un amalgame de petites formes, formant une forme informe de formes , comme un banc de coraux, l'utilisation des chromos, qu'on appelle chez nous des décalques. En finalité, c'est beaucoup plus de l'art visuel conceptuel que de la céramique au terme puriste, la terre n'étant qu'un médium comme un autre. Ou bedon que je suis bouchée, ce qui est possible, car à l'illumination instantanée , nul n'est tenu. Maybe que l'idée même c'est de prendre un matériau autrement utilisé, de le dénaturer, de le travestir, de lui faire lire le texte d'un autre personnage. J'ai quand même souri quand j'ai vu le foetus de chien miniature ( argile) sur le coussin rose (tissu). Ou la licorne moulée, décalques et lustre d'or, encadrée avec des fleurs en plastique.
Ça ferait vachement prétentieux de dire que j'y ai déjà pensé de faire des montages comme ça, mais c'était tellement amusant, trop facile, cet assemblage premier degré d'éléments porteurs d'une symbolique entendue, mais je le dis: j'y avais pensé. Avoir su que c'était bon pour une biennale de céramique contemporaine, je ne serai pas debout la nuit à faire des insomnies sur le pourquoi du comment de mon expression artistique. En fait, ce qui me gêne je crois que c'est le manque de technique apparent. Suis peut-être coincée du cul la dessus, mais quand ça ressemble à ce qu'un enfant de cinquième un peu doué peut faire, ça me donne envie de me cogner la tête. Mais je dois être coincée. C'est ça. Ça ne peut être que cela.
Même Grayson Perry, un freak de première, considère que la technique céramique est une composante essentielle du métier et que le projet de fermer le département d'une université est pour lui une abhération . Faites comme moi, tapez son nom sur Gouggleu, et découvrez sa splendeur dans toute sa splendeur.
Bien que ce blog soit conçu pour parler de mon travail, je prends cette liberté de presse pour aussi raconter que les amis Aurélia , Samuel et Hélène m'ont accompagnée du matin au soir du 28 juillet dans le passage de l'âge de déraison. Et je les en remercie. Et, ma foi, je les aime.
vendredi 30 juillet 2010
Mi temps pour la cavalcade
Voilà maintenant dix jours que nous transportons notre plumard en Provence. J'avais ambitionné sur mes capacités à tenir un récit rigoureux de nos aventures. Hélas c'était sans compter sur ma paresse, les connections intershnout et autres aléas qui, finalement, me rappellent doucement que ce sont des vacances, et que à la structure nul n'est tenu.
Toutefois, je vous vais faire un mini résumé de la situation au front.
Ste Croix du Verdon, monument aux morts.
le19 juillet
Arrivées en un morceau à Aix, nous fûmes cueillites par le pote Jérôme, donc, et prîmes la route de Ste-Croix du Verdon. Une bière devant le lac majesteux, un jet lag qui s'oublie peu à peu.
Puis, en route vers Moustiers où nous perdîmes définitivement tout repère chronologique. La fin de la soirée est vaporeuse à mon esprit, aussi je ne parlerai qu'en présence de mon avocat.
La suite s'avère moins croustillante: lézarder au soleil, dormir et manger.
Les 20 et 21 juillet
Jour de marché à Riez: pélérinage obligatoire dans ce bain culturel et gastronomique.
Nous sommes ensuite, quelque part dans cet espace spatio-temporel, allées nous promener dans les alentours. Notamment à Aiguines, un petit village en face de chez nous, de l'autre coté du lac. S'y trouve un château assez chouette, avec des tuiles de ceramique colorées, et un charmant mini cimetière avec plein de fleurs et de décos de stèles en céeramique. Du Capo di Monte funéraire! Et naturellement, en touristes fraîchement débarquées, on flippe sur la grosseur des plants de lavande. Et des cèdres et des platanes, de la chaleur et des fleurs, et de la chaleur.
Ze Château à Aiguines aux quatre tourelles
capo di monte funéraire
Puis, nous avons testé nos genoux dans la vertigineuse descente au Lac de Ste-Croix, en réservant notre chauffeur de quad pour la remontée. Car le père de Jérôme, René, est, en plus d'un paysan vintage, un fermier hors pair, le roi de la salade et un ado incorrigible. Chaque balade sur ce puissant moteur muni de roues lui procure une sensation de vive satisfaction, et il pense même en faire son nouveau métier après la retraite, question de se garder jeune et de reluquer de façon serviable les belles touristes qui s'aventurent dans le ravin.
Puis, nous avons testé nos genoux dans la vertigineuse descente au Lac de Ste-Croix, en réservant notre chauffeur de quad pour la remontée. Car le père de Jérôme, René, est, en plus d'un paysan vintage, un fermier hors pair, le roi de la salade et un ado incorrigible. Chaque balade sur ce puissant moteur muni de roues lui procure une sensation de vive satisfaction, et il pense même en faire son nouveau métier après la retraite, question de se garder jeune et de reluquer de façon serviable les belles touristes qui s'aventurent dans le ravin.
Le soir nous mangeons, Jérôme, Rodrigue et nous deux, Thelma et Louise ( soft) dans le Jardin, à Moustiers, délectable et coûteux repas sous la tonnelle. La fin m'échappe un peu moins que le soir de notre arrivée, mais le reveil est plus brutal. Les digestifs, poire, prune ont cette fâcheuse habitude de rester en suspens.
le 23 juillet
C'est l'anniversaire de René, on mange l'aiolli le midi avec des Belges. Grande Poule trouve que le mec, originaire de Flandres, sort direct d'un épisode de Saturnin le canard : Bôônnjourrr monsieur le faktor!
Il faut dire que nous avons établi une règle très claire quand à nos activités: pas trop vite et une par jour. Il ne faut pas se brûler. Déjà que la petite poule se tiraille avec une sorte d'allergie urticante qui lui cause beaucoup de soucis. Les mois de bagne qui auront précédé notre cavale finiront par avoir raison de sa santé. Mais pas assez pour se priver du gigantesque plaisir d'assister à l'ultime représentation du Cirque CANCY, présenté à Riez.
Malheureusement, pas de tigres, de cavalerie, de singes et de caniches en vélo, pas d'ours en équilibre sur un verre d'eau.
Je pense que cette sortie vaut quelques descriptions. En fait on apprécie souvent post mortem ce genre de spectacle à grand déploiement.
En résumé il y avait dans la troupe 6 artistes:
1. le père, qui faisait office de MC, de dompteur d'animaux, dresseur de cheval, de bique et de lama cotonneux, d'acrobate et de comique,
2. le grand-père, du moins on le présume, au nombre de dents qui n'ornaient plus sa bouche, qui faisait un clown satisfaisant dans sa pocheté, le cheveu gras étalé sur le petit crâne, et un sketch avec une flûte qui me restera collé dans la mémoire.
3. la Madame, on ne sait pas encore si c'est la mère ou la tante ou bedon la soeur , mais elle était fantastique: elle changeait de costumes aussi vite que l'éclair, servait de porte-chaise, d'installeuse de tapis et préparation diverse de la scène, acrobate, trapéziste et bien sûr , meneuse de claque.
Son collant opaque couleur chair était rapiécé, ses muscles un peu mous ne l'assuraient pas nécéssairement d'une bonne maîtrise de la barre, mais sans blague les enfants, elle nous faisait le pont et se relevait et nous disait :Voilààààà!
C'était désolant de médiocrité.
4. les enfants: eh oui comme le veut la légende, tous les performers de la troupe sont d'une manière ou d'une autre liés par le sang. On pense à ce jour que les fillettes, 3 et 6 ans, sont issues d'une relation pas tout à fait réglo entre le dompteur souriant et la vendeuse de pop-corn. Tous avaient les mêmes yeux bleus, très beaux d'ailleurs. Les mioches nous ont servis quelques pas de danse, deux trois trucs d'acrobate avec le papa, du genre que je fais avec le mien, prendre les pieds, tirer et virer. Désolant, vous dis-je. Et le numéro de cerceaux à la taille, le hoola hoop, m'a brûlé les yeux.
5. la tata: de nulle part nous arrive une grande blonde aux yeux de famille qui nous fera un numéro d'équilibriste à couper le souffle. Debout sur un gros ballon, elle enfilera d'une rapidité fulgurante le cerceau, un tour de lasso en tournant sur elle même, la brassière bien en évidence sous le juste au corps élimé. Et sa copine qui avait...non sans farce j'arrête, personne ne me croira.
On se serait dit dans un mauvais film des années 50, pendant la guerre, où les acteurs du cirque auraient liquidé les animaux un à un, qui en sandwich, qui en brochette, qui en tapis.
Par bonheur on avait dégoté une amie qui avait une gamine, on a eu l'air moins con avec les 15 autres gniochons sous le chapiteau.
Manger à Puimoisson et dodo.
la suite viendra bien assez vite...
dimanche 25 juillet 2010
Les Poules en Cavale
Avec notre chauffir et ami et cousin et amant (euhh, ben euh) Super Lolo!
Par une belle journée de lendemain de veille, les deux Poules ont mis les voiles pour une vacance bien méritée au pays de la lavande. Sachez, chers lecteurs que les Poules partagent leurs plumes depuis près de 25 ans. Elles en ont vus des coqs, des poussins, des cocos, des renards , des orages, et, dans tout le poulailler, personne, pas un poulet, ne pouvait se vanter d'autant d'amitié indéfectible.
Dans l'avion, les Poules cherchent comment faire fructifier leurs Neck Nest, et lancent la nouvelle mode de la crête dite napoléonienne. Attention le runway français de la mode va souffert.
Premier arrêt: Moustiers Ste Marie en Haute Provence. Notre ami Jérôme viendra nous cueillir à Aix, après notre ride en TGV
samedi 3 juillet 2010
Le Zèbre Amoureux
1er arrêt.

Voilà la nouvelle collection 2010-2011 est lancée à Ceramystic. Jolie exposition sur l'herbe dans les Cantons de l'est, qui se terminera dimanche le 4 juillet. Pour plus d'infos, ceramystic.com vous fera un peu voyager.
Semblerait que tout va pour le mieux avec cette nouvelle approche de la céramique à vendre. Car j'ai aussi tout un volet de travail qui n'est pas nécessairement destiné à la vente, car trop pointu, trop cher, trop beau. HA! Puisqu'il faut vivre, j'ai mis en branle un produit qui, je l'espère, ne prendra pas trop de temps à faire et se vendra bien. Shows commerciaux, produits commerciaux. Je déteste avoir à me plier de la sorte mais force m'est de reconnaître que je ne plierai plus pantoute si je ne fais pas des roupies.

C'est Fred qui a pris les images au vernissage. (Moi je m'en fous un peu, c'est pour vous faire plaisir que je fais ça.)
Ce que je trouve chouette c'est quand le décor d'un coté transparait de l'autre, car le cuivre qui est à la base de cet émail noir ( en gros), est fort et aérien. À ne pas confondre avec tort et aryen. ( il est très tôt ce matin)
Le procédé est un peu long, mais ça en vaut la peine. Je fais d'abord les pièces, etc, les biscuite, ( ça c'est la première cuisson qui fixe la terre), puis je fais le décor en négatif avec de la cire, je trempe dans l'émail noir, je nettoie des coulisses, je re-biscuite ( c'est le secret de la Caramilk), je ponce les traces imperceptibles de noir sur le blanc, je mets l'image du zèbre via la sérigraphie, des coeurs pour l'amour qu'il ressent pour les rayures ( Car le zèbre peut être bête et confondre amour et sécurité) , je re-trempe dans l'émail transparent, et cuisson à maturité à 1240C, ( sauf si mon *&?%%%?$ de four en décide autrement).
Si on se force un peu phonétiquement, on fait rebez avec zèbre
Quelques fois , je mets un décalque cucul, des fleurs, des gnangnas, question de ridiculiser l'amour et l'art gentiment, car j'aime le ridicule, la sottise bon enfant, les gommes balloune roses Hubba Bubba, la mousse dans mon bain, les garçons qui ont des taches de rousseur sur les genoux. J'aime à penser que je pourrais? serai? amoureuse de quelqu'un qui m'aimerait aussi. C'est trop cucul, tellement que j'en verse des larmes en l'écrivant. Je suis à boutte de rêver d'un bouquet de fleurs des champs cueuillies en se baladant. Excédée, vous dis-je, de rêver. Mais on y est si bien, dans le rêve, pas de méchants qui nous feraient coucher sur le tapis, pas de chichons qui renotent que le cellulaire coûte trois sous par appel, pas d'ado attardé qui casse les jouets et cache les débris sous l'évier, pas de sans-coeur qui se laisse par paresse berner par ma carapace. Le rêve, surtout quand je ne dors pas, m'offre clairement plus d'avantages que le réel. Je contemple même rester en pyjama toute la journée, comme le zèbre.
jeudi 3 juin 2010
Consécration et humilité
Depuis 2007, je fais ce qu'il doit être fait pour me mettre en lice pour l'obtention du Prix France Québec pour les Professionnels en Métiers d'art. Mon premier projet, avec Jérôme Galvin ( http://www.jeromegalvin.com/) , qu'on a présenté deux années consécutives, a échoué à émouvoir le jury. La troisième année, un projet merdique, qui n'avait que le mérite d'être facilement flushable.



Je vous dis aussi que dans ce prix il y a le volet pour la relève, basé naturellement sur l'âge de l'artisan et pas le nombre d'années de pratique. Ce qui a fait de moi, dès mon entrée dans le monde des métiers d'art, une paria, une vieille jeune, inéligible. Je me retrouvais donc à me mesurer à des vrais pros, rodés, béton, qui me clanchaient. Claro que si. Ben correct. En plus, il y avait la loi implicite selon laquelle les gagnants des deux catégories ne peuvent pas faire partie de la même famille de métiers. Les trois années passées, mes collègues Marko Savard, puis Mathieu Huck, puis Maude Blais ( Félicitations sincères) ont obtenu le prix Relève.
Il me semble honnête de dire que je me sentais comme si j'étais sur une liste noire invisible. Pas parano, mais un peu lucide, un peu désabusée, et c'est un peu égotiste de penser que je ne pouvais pas pas pouvoir. Bon, participer à un jeu pareil comporte ses aléas, le jury, la compétition. Et il n'y a qu'un gagnant pour une foule de losers déçus. A force de se motiver on finit par y croire. Et après, c'est comme un ballon auquel on a oublié de faire un noeud, dès qu'on le lâche, il se dégonfle. En tournoyant et pétaradant dans l'espace. C'est moi ça aussi.

Cette année, la remise du dossier était le 28 février. Ce matin là, je me décide à tenter une ultime fois. J'avais discuté avec un céramiste français vachement sympa, sur la réalisation de gros formats de sculptures. C'est donc cela que je présente. Mon ordi me lâche pendant la rédaction. Mon kodak me lâche pendant la prise de quelques photos supplémentaires, il neige, c'est vraiment pas le jour pour se garrocher en ville. Ben, je vous dirai que quand votre numéro sort, rien n'arrêtera la marche du destin. Mon cousin Laurent, vachement cool et ami des bêtes cybertiques, arrive , me règle tout, devient mon chauffeur, m'amène à l'imprimerie, puis à la SODEC, juste à temps.

Je n'y crois plus, je suis finie, je suis perdue. Passe passe le temps, j'oublie cette affaire. Je m'occupe de mon encan ( je fus présidente d'honneur et meneuse de claques pour le 4eme encan de la Fondation du Musée des Maîtres et Artisans du Québec). La veille de cette soirée mémorable, vla ti pas que Martin Thivierge de la SODEC, véritable apôtre de notre cause professionnelle auprès des grands, ( il est tellement gentil et doit sans doute faire affaire avec de sacrés poulets, dont moi), me téléphone pour me causer de l'encan et finalement cracher le morceau:
Bravo . Vous êtes récipiendaire du Prix France- Québec.

Je vous cite un extrait de la lettre de la ministre de la culture Christine St-Pierre:
" La qualité de vos créations et l'originalité de votre démarche artistique, la constance et la persévérance manifestées dans vos recherches formelles, l'intérêt des collaborations que vous avez su établir avec des céramistes français de renom et l'impact que ces échanges ont sur l'ensemble de communauté des céramistes québécois, vous ont mérité l'adhésion enthousiaste des membres du jury."
Ben voilà. Y'avait pas de quoi faire un flan. Merci la vie et ceux qui en décident.
S'abonner à :
Messages (Atom)

