samedi 24 janvier 2009

Horaire d'hiver







Horaire d'hiver




En février , je ferai la vitrine de ROYER, objets et trouvailles, sise sur la rue Laurier Ouest.

















En février, je présente des théières à la Galerie de Jonathon Bancroft, en compagnie de collègues de tout le pays!!


En février, nous referons une soirée au Musée des Artisans pour l'Ane Harpiste avec Laura McKibbon!



En mars, je présente des pièces dans la vitrine de la boutique MANU REVA de la rue St-Laurent!!!













mercredi 17 décembre 2008

L'âne Harpiste est né




Enfin!! C'est fait. Alea Jacta Est.





Ça y est, je ne peux plus rien y ajouter, rien n'y fera, les pièces sont rendues au Musée, elles sont déjà en place pour le spectacle de demain. Ni consécration, ni châtiment ne m'attendent, sinon, que le fol espoir de plaire au plus grand nombre. Le travail était herculéen, et, sous cette démarche débonnaire de l'exploitation de vieux motifs, se cache un apprentissage académique de l'organisation picturale des productions issues des ateliers de Moustiers.



Aux dernières nouvelles, pas de Laura en vue. Fedex tarde, et la mou-tarde monte au nez du gentil gentil et fort aimable Monsieur Wilson, conservateur et directeur du Musée...

Voici quelques exemples du travail de moi même, qui sera exposé au Musée des Maîtres et Artisans du Québec, dès demain 18 décembre 2008.


Les frises sont tirées des décorations de plats datant du 17eme siècle, sortis de l'atelier de Clérissy ( dont le décorateur en chef fut longtemps Viry, qui nous a laissé très peu de pièces signées de sa main, mais dont la dextérité, la technique et la finesse du trait dans les scènes de combats sont absolument renversantes. )



Ce plat fait environ 32 cm de diamètre, par 28 de hauteur. Il est de porcelaine et je pense qu'il doit peser environ 400 grammes. Ce qui est rien.



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Vue de coté. On remarquera la grande habilité de la photographe à faire des images ab-so-lu-le-le-ment pourrites












Quelques griffons polychromiques, tradition mise en marché par Olérys, dès 1741. Les figures mythologiques et les grotesques sont, avec les décors floraux, les guirlandes, et les scènes de chasse tirées des gravures de Tempesta, les thèmes les plus connus, populaires et controversés de la production de Moustiers.
Moi ça m'amuse bien de les colorier. Pas besoin de faire une troisième cuisson, dite de petit feu pour obtenir ces roses et ces ocres. Toutefois, les bordures dorées, lustre de troisième feu n,ont pu être oubliées. J'adoooore le lustre, ça doit être mon coté kitsch. Ou bedon le reste de sang bleu. Goudulux, mon petit nom des fois...


Ci-dessous , c'est une scène de chasse de Tempesta, décor très prisé de Louis XIV, avec une frise complètement anachronique. J,adooore le contre-emploi. Et puis, moi la chasse ça ne me fait pas tripper. Mais je peux imaginer qu'avant la télé, les gens riches ne savaient pas toujours comment s'occuper...

Ce plat fait environ 14 pouces de diamètre. Ce n'est pas encore les "piatti da pompa", les pièces monumentales qui visaient à remplacer les tableaux. Mais ça peut contenir un bien beau gâteau au chocolat avec des chandelles rouges.





Voilà pour le moment ce que j'ai à vous offrir en amuse-gueule. Riez, Riez, mais sachez qu'un jour, quand il n'y aura plus de pétrole et donc plus de tupperwarse, les céramistes seront les nouveaux dieux de la gamelle, et vous les supplierez pour qu'ils vous donnent un couvert pour mettre sous les deux oeufs qu'on vous invitera à vous faire cuire.


A demain 18heures pour un ti verre de drink pis une tape dans le dos, juste pour l'effort.











dimanche 23 novembre 2008

Pot à pot on y arrivera !!



( je déteste les mauvais jeux de maux)



Alors nous sommes un petit dimanche frisquet. Et je suis encore à la shoppe. A tourner les gros pots, à angoisser sur les pièces du musée qui ne sont pas faites encore, à me demander si je ferai tout cela bien longtemps encore. Je repense à ms amis qui sont loin et ils me manquent. Je pense à mon cyclonomade et je me dis que même s'il est bien seul des fois, il doit être bien, même s'il n'a pas toujours la foi. La foi des fois. Il fait de belles photos que je lui pique une pour mettre ici. Merci la vie !






(Et moi alors, je garde le cap sur mes recherches. faut ben.)
Et les clients seront super contents. Parce que je le veux, moi.














Avec l'amie Laura, ( culdesacdesign.com), on prépare l'exposition au Musée Des Maîtres et Artisans
du Québec . Voici la salle, en partie et un exemple d'une image de grotesque
dont on s'est servi pour le carton d'invitation
.

Et il y a le SOUK@SAT, qui commence le 11 décembre!!! jusqu'au 14... et après le montage pour le musée. ouhlalala! Le vernissage est le 18 décembre . Tenez-vous prêts!!! Ça va être lette!

jeudi 9 octobre 2008

Octobre, ou le mois des otages

Il faut croire que les gens occupés réussissent souvent à clancher plus que ceux qui glandent.
Mon Grand -Père, que je n'ai pas connu, disait toujours, "if you want something done, ask a busy person". Ha!
Les résultats sont parfois effarants. Pour ma part, je dois dire que mon automne ressemble au bordel qui règne dans les rues, avec toutes ces feuilles qui jonchent le sol d'octobre.
J'ai enfin rencontré mes charmants clients dans leur home sweet home, où ils tenaient à me montrer les trois niches géantes du mur de leur salon, dans lesquelles ils me chargent d'y mettre de géantes amphores. Trois... Je les appelle mes A-la-niche Morissette...
Le modèle n'est plus le même, il va falloir réajuster le prix. J'ai peur un peu, les clients gentils à la commande sont généralement pas cool à la sortie. Ça me ferait de la peine, parce que je trouve ça trippant comme projet.

Sur un autre tableau, je regarde les urnes sécher. La pétasse du tournage m'en a pataté une, quel dommage. Le show Nocte, sur les urnes, est toujours le 1er novembre 2008. Jour des morts. J'en ai un frais encore à la mémoire. Et une autre qui est déjà loin dans les étoiles. J'espère seulement que Julie a pris Papa par le bras, une fois qu'il est arrivé en haut, comme elle l'avait fait quand elle l'a raccompagné chez lui, une fois. Question qu'il ne tombe pas, il avait les jambes tellement molles en dernier.

Enfin, il y a aussi cette expo semi solo au Musée des Artisans. Faut que ça marche bien, c'est vraiment important pour moi. Pour la construction de mon égo d'artiste tellement ébrèché.
J'attends Laura MacKibbon qui se commet avec moi dans cette aventure avec beaucoup de joie et d'attente.
Il est samedi soir 20 h09 et je suis encore et toujours à l'atelier. Rien ne m'amuse plus que cela. Même les mecs me gonflent, les trouve ennuyants. Prévisibles, puérils, et jaloux de l'énergie que je mets à mon travail. On se moque tellement des potiers, ce n'est même plus drôle.
Encore jeudi, l'équipe de Labrèche sont venus tourner des capsules d'entrevue et ont voulu recréer la célèbre scène de tournage cochonne de "Mon fantôme d'amour". Ça me désespère des fois. Mais au moins c'était pissant... Vive Labrèche! Vive Moi! Vive la vie!

jeudi 2 octobre 2008

Espace raku, on vernit le plancher

Nous sommes le jour J de l'exposition Espace Raku, au centre de céramique Bonsecours.
J'ai eu des tas de pépins autour de la réalisation de mes pièces: explosion des têtes dans le four de biscuit, séchage trop lent pour les délais, tests de couleur insatisfaisants, cuisson vachement trippante chez André Lacroix à Rawdon, mais SURPRISE et STUPÉFACTION!! Les pots, de porcelaine, pas nécessairement conçus pour être passés au supplice du raku, explosaient dans les bacs de refroidissement. Bref, je me contenterai de montrer quelques expériences de revêtement de surface.
Pour ceux qui ne connaissent pas le raku, c'est une méthode de cuisson d'origine japonaise, qui consiste à mener la cuisson des pots, grâce à un brûleur alimenté au gaz, à une température d'environ 1000 à 1100 C, de sortir les pièces incandescentes et de les réduire ( lire réduire l'oxygène) dans du bran de scie, du papier journal ou du papier de magazines ( papier glacé , autre type de combustion). Le manque d'oxygène entraine une métallisation des oxydes et carbonates contenus dans les glaçures. D'où l'obtention de rouges bronze, de cuivres rosés et riches.
Mes pièces n'ont pas profité de ce que je considère être de la pacotille flasheuse, mais plutôt de textures, du sable dans l'émail, des superpositions à la limte du bordel silicieux.
Qui risque rien n'a rien . Les images suivront plus tard.

vendredi 26 septembre 2008

Au Salon du design de Montréal 2006


Entre l'abandon et la poursuite

Le thème de l'exposition de raku à Bonsecours est si vaste, et résonne dans ma tête comme autant de lieux perdus, de paradis fabulés ou de destinations éternelles. Je voulais explorer le monde marin, les coquillages usés, rongés par le sel de la mer et des galets qui les ont heurtés, imiter ceux que j'ai ramassé, sur les plages des Iles de la Madeleine cet été. Mais même ces débris organiques ne révèlent pas leurs secrets aussi facilement qu'on le croirait. Le papier porcelaine que j'utilisai, me donna la texture souhaitée, mais l'hésitation du geste, l'imprécision du toucher me dictent d'attendre, ce n'est pas prêt. Pas encore, la ruine.
Alors je retourne à mes amis, ma famille blanche, mes bonhommes et bonnes femmes qui jonchent les bouchons de mes urnes, dernière demeure à demeure. Un avant-goût pour NOCTE, le show du 1er novembre, sur les urnes cinéraires. ¨ca me tourne autour depuis trois mois, depuis que Georges s'est immobilisé pour l'éternité, et que dans mon coeur, une flaque de tristesse qui ne se tarira jamais.