jeudi 19 juillet 2012

mercredi 13 juin 2012

de retour chez soi

L'exposition de Bandol est revenuepar bateau à la fin de mai. Nous avons choisi de la refaire ici chez nous à Montréal. C'est pas parce que c'est chez nous mais c'est magnifique, même plus que là-bas. Sauf qu'ici presque personne ne vient la voir. Et c'est vraiment cela qui me désole le plus. Travailler pour montrer et il n'y a pas de yeux pour voir.

mardi 8 mai 2012

En mémoire

En septembre, pendant ma résidence près d'Avignon, je suis allée faire un tour à Prades, en pays catalan, voir mes cousins, mon oncle et sa femme, gravement malade. Mon cher cousin François, qui habite en Hollande avec sa femme et ses trois filles, m'avait donné rendez-vous. Très jet-sets, nous sommes arrivés le même jour, par deux voies d'accès, lui par Gérone, moi par autoroute. Ce garçon me fait rire, je l'adore. Il me manque. L'autre cousin, le grand, on fait de la musique quand on se voit. Ben, il joue de la guitare et chante, moi je bois du rouge et quand je suis bien entamée, je l'accompagne. Mais il m'interdit de le publier. Et il a raison, je fais honte à toutes les créatures qui emmettent des sons. Mais on ne peut pas empêcher un petit oiseau de chanter.

mercredi 25 avril 2012

de retour chez soi

Nous sommes partis à 11 exposer à Bandol au cours du Printemps des Potiers, manif très hip du sud de la France.  J'ai envie de tout raconter l'aventure, mais elle rivalise avec l'Iliade en longueur. Comme j'y travaille depuis au moins trois ans, tout à coup, je me sens un peu vidée, lasse, sans projet, esseulée, inutile, avec mes trophées et mes claques dans le dos. En bref, une délégation québécoise fit office , magistrale, de pays invité à l'exposition au Centre culturel Ravaisou de Bandol. Pays invité. Déjà , juste avec ce mot je suis émue. Et de l'image du caribou, de Davy Croquette, des hivers blancs et interminables comme des mariages arrangés, on est apparus comme des bêtes de travail, ponctuels, organisés, fiables, créatifs, willings, bloods, toujours partants pour un apéro ou un déchargement. On ne se connaissait pas dans l'intimité, on a vécu un sur l'autre pendant deux semaines. Veillant les uns sur les autres, qui malade, qui perdu, qui packté, qui ému, qui diva, qui va là. J'ai connu des âmes fragiles mais si fortes, des portions généreuses d'humanité, un respect exponentiel de l'expression artistique, perso, authentique, primale. J,ai aimé voir mes collègues se mêler, entreprendre de nouvelles relations, ouvrir leurs fenêtres, tisser de longs manteaux avec d'autres qu'eux, j'ai adoré partager cette image que je voyais depuis 5 ans, sans explications enfin, je veux dire, quand je revenais, toute seule, de ces voyages expositoires, j'étais incapable de traduire ce que j'y trouvais. Maintenant 10 de plus le connaissent, ce sentiment d'implosion vertigineux qui nous prend quand on réalise qu'il y a quelque chose en dehors de nous qui nous attend et nous happera. Je suis tellement reconnaissante que j'en chialerais devant mon clavier, à toute l'équipe du Printemps, à mes collègues devenus famille, et à ceux qui ont cru au projet, Et à moi, à mon acharnement quasi canin , pour une fois, ça m'aura servi.


vendredi 2 mars 2012

Bandons l'arc de la création et allons à Bandol en se tenant le main.




Voilà l'ainée de la nouvelle proposition d'exposition.
Toutes les pièces expérimentales sont bien sorties. Les habituelles, celles qui sont maîtrisées, celles-là qui étaient mon filet de sécurité, ben elles ont toutes collées aux plaques. Ça, karmiquement, je me l'explique mal.

mardi 31 janvier 2012

Interior design Show de Toronto IDS
















Invitée par le Bureau d'exportation du Québec à Toronto, je suis allée présenter mon travail au IDS, International Design show. Une mission d'une dizaine de designers et artistes. Kino Guérin, Éric Tardif, Non-Useless, Lambert-Marcous, SixpointUn, Atelier des Cent ans. Une belle gang.


Beaucoup de monde, plus de 500 cartes d'affaires distribuées.


A la soirée d'ouverture, des talons vertigineux, des faux-ongles, des robes sexy et beaucoup de parfums de cash et de fleurs capiteux, et enfin, of course, du botox.


Ce qu'il y a de surprenant à Toronto, ce sont les communautés ethniques, qui ne le sont plus après deux ou trois générations. On parle d'unions mixtes, beaucoup de couples sino-caucasiens, avec des enfants tellements beaux, que je me dis que c'est la meilleure chose qui pouvait arriver à la société. On dirait que les groupes sont plus hermétiques chez nous.
Mopn travail a plu, des images ont été filmées pour une émission du matin à CTV, une entrevue radiophonique sur Radio-Canada le samedi matin, des rencontres avec des collègues qui pourraient faire des petits projets. Bref, du beau fun. Mais le béton, asti que c'est dur pour les gambettes.


jeudi 15 décembre 2011